mardi 5 février 2013

Randonnée Réserve de Manaouane: partie 3–le chemin de Manaouane

Voir Partie 2

Si vous avez eu la “chance” de rouler sur le chemin de Parent, vous ne serez pas perdu en empruntant le chemin de Manaouane.

Même genre de route: un chemin de bois rapide emprunter par des camions chargés de billots qui transforment la route en planche à laver.  Même sensation extrêmement désagréable sur les poignées: des vibrations qui font ouvrir les mains de façon incontrôlable. 

C’était assez stressant de rouler sur ce chemin avec un pickup qui me suivait de proche à 80 km/h.  Je pouvais pas aller plus vite à cause de l’intensité des vibrations et je sentais bien qui le gars en arrière s’impatientait.  Dès que j’ai eu la chance, je l’ai laissé passer et j’ai fait un premier arrêt.

Si ça n’avait été du fait que j’avais apporter une clé à cliquet (ratchet), j’aurais rebroussé chemin sans hésitation.  Mais ce n’était pas le cas heureusement.

 

Donc, au premier arrêt, après quelques kilomètres, j’ai réduit la précontrainte de 2 tours de chaque côté de la suspension avant (attention: c’est très important d’enlever ou d’ajouter le même nombre de tours des 2 côtés).

Quelques minutes et l’ajustement était fait.  Avec les bons outils tout est tellement plus facile!  Après mon expérience sur le chemin de Parent plus tôt dans la saison, j’en veux encore à Kawasaki de pas avoir inclus une clé dans le coffre à outils de base pour l’ajustement de la suspension avant – c’est quoi l’idée!?  Sauver une piasse?  Incompréhensible.

Donc, je suis reparti.  Wow! Quelle différence!  C’était pas mal mieux mais il y avait encore place à amélioration.  Le deuxième arrêt ne sait pas fait attendre.  Même chose, j’ai enlevé 2 autres tours pour réduire la précontrainte à la suspension avant et je suis reparti subito presto.  Incroyable!  La route qui était quasiment impraticable quelques minutes plus tôt s’était transformée – presque plus de vibrations au niveau des poignées!  Fabuleux!!!

Troisième arrêt.  Tant qu’à faire des expériences, aussi bien profiter de l’occasion.  J’ai enlevé tout ce que j’ai pu à la précontrainte avant: 2 ou 3 autres tours.   Voilà.  C’était ça.  Plus rien.  Toutes les vibrations transmissent à la roue avant étaient filtrées par la suspension.  Puis le 4ième arrêt...

Quatrième arrêt.  J’ai dû ajuster la suspension arrière aussi.  Il n’y avait plus de vibration dans les poignées, mais il y en avaient beaucoup au niveau de la selle.  Heureusement, Kawasaki a inclus l’outil requis pour faire l’ajustement à la suspension arrière, mais c’était loin d’être efficace – il faillait balancer la moto sur sa béquille, la tenir en équilibre pour alléger la roue arrière et utiliser la clé qui s’adapte à la vis qui permet d’ajuster la précontrainte de la suspension arrière en s’accrochant à une des dents.  Pas facile quand la béquille s’enfonce dans le sable.  Et comme si la manœuvre n’était pas déjà assez compliquée, à tout instant la clé perdait son appui et snap!  la main qui forçait après la clé partait dans le vide.  Vraiment, aucune félicitation au gars qui a conçu cet outil.  Mais avec un peu de persévérance j’ai pu relaxer la suspension arrière suffisamment.

Résultat: une moto parfaitement adaptée pour ce genre de parcours – aucune vibration, peu importe la profondeur des crevasses sur la route.  Ça roulait comme sur un nuage.  Qui aurait cru que la Versys avait toutes les qualités requises pour ce genre de chemin?  Qualités un peu trop bien cachées mais quand même, la moto porte bien son nom.  Après ces ajustements, aucun problème à suivre les camions qui me poussaient dans le cul plus tôt – excusez là, mais c’est ça – et c’était à mon tour de mettre de la pression!

Lire la suite … un labyrinthe de sentiers!

Ciao!
DSAQ

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